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Comment aider un proche aux prises avec la dépendance

Des gestes concrets et empreints de compassion pour soutenir une personne ayant un trouble lié à l'utilisation de substances : comment lui parler, établir des limites et trouver de l'aide professionnelle.

Rédigé par Yunus Coşkun Publié 4 min de lecture

Voir une personne que vous aimez se débattre avec la drogue ou l’alcool est l’une des épreuves les plus difficiles qu’une famille puisse traverser. Vous ne pouvez pas forcer une autre personne à se rétablir, mais votre façon de réagir compte vraiment, et les gens qui se sentent soutenus sont plus susceptibles de chercher de l’aide et de poursuivre leur traitement. La dépendance est une affection médicale, et non une faiblesse morale, et l’aborder de cette manière change tout.

Commencez par votre façon de lui parler

Choisissez un moment calme et privé, lorsque la personne est sobre, et non en pleine crise ou dispute. Parlez à partir de l’inquiétude plutôt que du reproche : « Je t’aime et je m’inquiète pour toi » est reçu très différemment de « tu dois te ressaisir ». Employez des messages au « je », décrivez ce que vous avez remarqué, puis écoutez plus que vous ne parlez. Évitez les étiquettes comme « toxicomane » ou « junkie » : elles poussent les gens au silence par la honte plutôt que vers l’aide.

Apprenez à quoi vous avez vraiment affaire

La dépendance modifie les systèmes de récompense et de maîtrise de soi du cerveau, ce qui explique pourquoi « arrête, c’est tout » fonctionne rarement et pourquoi la rechute est fréquente. Le comprendre vous aide à réagir aux reculs avec patience plutôt qu’avec colère. Plus vous en apprenez sur le trouble lié à l’utilisation de substances et sur les options de traitement, mieux vous pourrez aider votre proche à les évaluer.

Soutenir sans rendre service à la dépendance

Il y a une réelle différence entre soutenir la personne et la protéger des conséquences de sa consommation. La couvrir, mentir pour elle ou payer des dettes créées par la consommation de drogue peut, sans qu’on le veuille, perpétuer le cycle. Établir des limites

  • clairement, calmement et sans ultimatums que vous ne tiendrez pas - est une forme d’attention, et non une punition. Protéger votre propre santé, vos finances et les autres membres de la famille en est une aussi.

Repensez l’« intervention »

La confrontation dramatique et par surprise que l’on voit à la télévision peut se retourner contre vous et mettre les gens sur la défensive. La recherche suggère que les approches non conflictuelles qui guident les membres de la famille - comme l’entraînement au renforcement communautaire et familial (CRAFT) - sont plus efficaces pour amener un proche à entreprendre un traitement. Un conseiller ou un intervenant peut vous aider à planifier une conversation qui invite à l’aide au lieu d’acculer la personne.

Mettez-la en contact avec de l’aide professionnelle

Vous n’avez pas à démêler tout cela seul. La ligne d’assistance nationale de la SAMHSA au 1-800-662-HELP (4357) est gratuite, confidentielle et offerte 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, en anglais et en espagnol, et FindTreatment.gov répertorie les programmes de traitement près de chez vous. Offrez une aide concrète : trouver un programme, faire le premier appel ensemble ou conduire la personne à un rendez-vous. Abaisser les obstacles peut faire la différence entre « un jour » et « aujourd’hui ».

Prenez soin de vous aussi

On ne peut pas verser à partir d’une tasse vide. Les groupes de soutien comme Al-Anon (pour les personnes touchées par la consommation d’alcool d’autrui) et Nar-Anon (pour la consommation de drogue d’autrui) sont conçus pour les familles et les amis des personnes qui consomment des substances, et parler à votre propre conseiller n’est pas un luxe : c’est ainsi que vous restez assez solide pour continuer à aider. Votre bien-être compte en lui-même.

Connaissez le risque de surdose

Si votre proche consomme des opioïdes, gardez de la naloxone (Narcan) à portée de main et apprenez les signes d’une surdose : respiration lente ou arrêtée, corps mou, pupilles en pointe d’épingle et peau devenue pâle ou bleutée. Si vous soupçonnez une surdose, composez le 911 et administrez de la naloxone : elle est sûre et peut sauver une vie.

Si vous ou un proche éprouvez des difficultés, composez le 988 ou envoyez-y un texto (É.-U.) en tout temps, ou communiquez avec la ligne d’assistance nationale de la SAMHSA au 1-800-662-HELP (4357) pour obtenir gratuitement et en toute confidentialité des références vers des services de traitement.

Sources

  • Substance Abuse and Mental Health Services Administration (SAMHSA) - Ligne d’assistance nationale et FindTreatment.gov
  • National Institute on Drug Abuse (NIDA)
  • MedlinePlus - Trouble lié à l’utilisation de substances et naloxone